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Journal de bord du 12 juillet : un jalon important a été atteint | «« Retournez |
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« Aujourd’hui a encore été une journée calme en ce qui concerne le vent. Tôt ce matin, ou plutôt à la fin de la nuit, vers quatre heures, une très faible brise s’est levée. Le vent a même un peu forci dans la matinée, alors je me suis dit : « Ça y est, il va se lever ». Mais non, il est retombé, force 1, et c’est toujours le cas maintenant, tard dans la soirée. Eh oui, et quand la surface de l’eau est à peine ridée et qu’on voit son bateau reculer avec le courant, c’est très difficile de parcourir les derniers milles vers le nord. » |
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« Combien de milles me reste-t-il ? Environ soixante-dix, quatre-vingt. Avec des distances journalières de dix milles maximum – et encore, si j’ai de la chance – le remorquage est encore loin. Aujourd’hui, j’ai à nouveau discuté avec Peter Sharp qui se chargera justement de me remorquer. On a aussi parlé de la situation météo. J'ai dit : « Faible brise, vent de force 1 ». Il a répondu que le vent faiblirait même au cours des prochaines 48 heures. Ça veut donc dire encore deux jours entiers de calme plat. Du coup, je ne pourrai presque pas avancer. Ça va donc traîner un peu en longueur maintenant et je commence à me demander si c’est encore bien utile par rapport à l’ensemble du voyage. Tourner en rond pendant une semaine encore ou se faire remorquer plus tôt ? Je pense prendre une décision demain. »
« Aujourd’hui, c’était mon 277e jour sur le Pacifique. En fait, c’était un jour très spécial, parce qu'en ajoutant ce chiffre aux 88 jours de rame de la traversée de l’océan Atlantique, on obtient le nombre total de jours que j'ai ramé dans le cadre du Zeeman Ocean Challenge. Aujourd’hui, cela fait donc exactement 365 jours que je rame, soit un an. Le Zeeman Challenger et moi avons passé un an ensemble sur l’eau. Si on additionne les kilomètres parcourus pendant tous ces jours-là, on obtient environ 24 500 kilomètres ; c’est la distance que j'ai parcourue en un an. C’est plus de la moitié de la circonférence de la terre, puisque la circonférence au niveau de l’équateur est de 40 000 kilomètres. Donc si depuis les Pays-Bas, vous tracez une ligne pointillée sur la carte vers n’importe quel endroit de la terre, elle sera toujours plus courte que la distance que j’ai parcourue à la rame. Ça en fait des kilomètres, évidemment, et à cela viendront encore s’ajouter les quelques milles parcourus durant les derniers jours... ensuite, le Zeeman Ocean Challenge sera vraiment terminé. »

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